

JUILLET 2011. Le président se bunkérise à l'Elysée. Sa paranoïa atteint des sommets. Le 14 juillet, il est absent des cérémonies. Les rumeurs les plus folles courent. Carla l’a-t-elle quitté? A-t-il perdu la raison? A-t-il été kidnappé par les sicaires de Khadafi? Est-il toujours vivant? En désespoir de cause, Claude Guéant imagine un stratagème pour sauver le président. Mais un coup de théâtre va anéantir ses derniers espoirs… UNE POLITIQUE-FICTION RATTRAPÉE PAR LA RÉALITÉ !



Nicolas Sarkozy vient donc de passer le cap de la "mi-mandat". L'occasion pour le président Je suis partout de faire le bilan. Comme le fait remarquer le blog SARKOFRANCE, qui tient depuis le 6 mai 2007 un inventaire scrupuleux de la geste sarkozyste, ce n'est guère brillant. Malgré les coups de menton désespérés des duettistes Lefèbvre & Paillé (surnommés Lefèvre-Utile par François Fillon, qui ne manque pas d’humour), la terrible vérité est là. Empêtré dans ses pathétiques problèmes d’ego, trahi par un Henri Guaino démotivé qui recycle sans vergogne ses vieux discours, mal conseillé par son conseiller ventriloque Jules Dessanti (à qui revient l'idée saugrenue du "off présidentiel du 4 novembre), dépassé sur sa droite par un Eric Besson hanté par les fantômes de Vichy, et qui se verrait bien calife à la place du calife, Nicolas Sarkozy est au bout du rouleau. Il n'y croit plus (pour preuve les 40 interminables minutes du discours de Poligny, au cours duquel le président – qui n’a jamais aimé les paysans, mais ce n’est pas une raison – est visiblement "ailleurs").
"Qui pourra battre Sarkozy en 2012?" demandait-on encore il y a peu, face au rouleau-compresseur UMP. On n’en est plus là. Il se murmure à présent que le président pourrait ne pas se représenter en 2012. Certains cyniques, dans l'entourage du président (où l’on commence à affûter les couteaux), vont même jusqu’à cruellement insinuer: "Nicolas Sarkozy tiendra-t-il jusqu’au 6 mai 2012?" ..Qu’il me soit permis, amis lecteurs, de formuler plus cruement cette interrogation. "Comment Nicolas Sarkozy fera-t-il pour tenir le coup jusqu’au 12 juillet 2011?" (date à laquelle il commencera, comme vous le savez, à décliner sérieusement, et à perdre la raison…)

Petits secrets et grandes énigmes de l’Histoire immédiate (34)

C’est à Poligny, dans le Jura, où il rendait visite aux paysans menacés de disette (et interdits de manifestation par le très viril ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux), que le chef de l’Etat a lancé la grande campagne de vaccination contre le prurit étranger mise en œuvre par son fidèle second Eric Besson. Surmontant son état de grande fatigue (le régime imposé par son conseiller ventriloque Jules Dessanti commence à porter ses fruits!), au terme d’un discours-fleuve de 40 minutes où il a réussi à ne pas se gratter l’oreille une seule fois (voyez la vidéo), reprenant la célèbre phrase du maréchal Pétain (La terre, elle, ne ment pas), le président Je suis partout l’a martelé: "Respecter les gens, c'est refuser de leur mentir. Je-ne-vous-mentirai-pas." Avant de conclure par cette magnifique exortation, qui restera sans nul doute à jamais gravée dans les mémoires des enfants de notre pays: La terre fait partie de cette identité nationale française. Cette campagne prendra fin au printemps prochain, à la saint Cyrille, dont nous rappelons aux ignares le dicton: "Quand mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés."

I
l n'y a pas que Sarkozy dans la Sarkozie. Il y a aussi ses serviteurs, ses affidés, ses thuriféraires, ses courtisans, ses obligés. Certains font partie du casting de ce roman, d'autres non. Afin de réparer cette injustice, cette nouvelle chronique vous présentera, de temps à autre, quelques-uns des plus beaux specimens des grands fauves d’Etat sans lesquels la République de Sarkozie ne serait pas tout à fait ce qu’elle est.
Les gazettes [ici Le Monde] s’en font largement l’écho depuis hier soir. Jean Sarkozy Partout ne sera pas candidat à la présidence de l’EPAD. Cette reculade élyséenne participe bien évidemment de la grande trouille qui s’est emparée du président Je suis partout depuis quelques semaines… Ce que ne disent pas les gazettes, c’est que cette décision a été prise en concertation avec le tout nouveau conseiller ventriloque de l’Élysée, Jules Dessanti, recruté par Franck Louvrier cet été (le 14 août, au phare de Cordouan), et qui vient de prendre, fort secrètement, ses fonctions à l’Élysée. Je vous en reparlerai très prochainement…

Le président Je suis partout vient de commencer aujourd'hui sa lente et inexorable mutation en Je suis nulle part. Le courriel de la préfecture annonçant le voyage-éclair de Sarkozy à Gandrange à 15h est arrivé dans les rédactions à 14h38, c'est-à-dire… 22 minutes plus tôt.
Petits secrets et grandes énigmes de l’Histoire immédiate (33)
Jean Sarkozy, qui défraie la chronique depuis plusieurs jours pour les raisons que l'on sait, a accepté notre invitation à figurer dans le casting du roman qui racontera les derniers jours de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, en juillet 2011. Pour des raisons bien compréhensibles, impossible de dévoiler le rôle (surprenant) qu'il tiendra dans cette saga de fin de règne. Vous pourrez néanmoins le découvrir très bientôt dans le chapitre 4 du roman, intitulé "Je suis venu vous dire que j'étais en bonne santé", narrant la journée du 26 juillet 2009 (l'accident cardiaque du président dans les jardins de la Lanterne à Versailles).
La possible élection de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD de La Défense fait couler l'encre jusqu'en Chine (lire ci-dessous).
Jean Sarkozy, fringant jeune homme de 23 ans (voyez comme il a fière allure!), digne héritier de son papa, futur papa lui-même, est pressenti pour succéder à Patrick Devedjan (atteint par la limite d’âge) à la tête de l’EPAD (l’établissement public qui gère le quartier d’affaires de La Défense). Cette candidature déplaît fortement à Christophe Grébert, conseiller municipal sans-gêne (Modem) de Puteaux et animateur du blog monputeaux.com, qui vient de lancer une pétition demandant au fils du président Je suis partout de surseoir à sa candidature.


Anticipant la théorie développée dans mon roman, le magazine Newsweek vient de publier un article au vitriol sur le complexe dont le président Je suis partout serait victime.
Le Monde nous apprend qu’un huissier s'est présenté, ce 28 septembre à l'Elysée, pour y délivrer au président Nicolas Sarkozy une assignation à comparaître devant le TGI de Paris, pour atteinte à la présomption d'innocence. L'issue judiciaire de cette plainte, déposée par les avocats de Dominique de Villepin, est d'ores et déjà connue puisque l'immunité pénale dont bénéficie Je suis partout rend impossible toute poursuite à son encontre pendant la durée de son mandat. Dominique de Villepin devra donc attendre août 2011, c'est-à-dire, comme le veut la loi, un mois après la déchéance du président, pour pouvoir traîner son ennemi juré devant les tribunaux… À moins que l'ex-Premier ministre, dans son infinie mansuétude, décide à ce moment-là d'abandonner les poursuites?



